La fin de la permanence lettre au ministre
La fin de la permanence…lettre au ministre Monsieur le Ministre, Au 31 décembre 2005, les établissements hospitaliers doivent être en conformité avec la législation sur le temps de travail, en particulier pour la fin de la « permanence ». Si la situation est déjà clarifiée dans bien des endroits, il n’en est pas moins vrai que certains établissements, dont les directions n’ont pas pris les mesures nécessaires au respect de la législation, sont confrontés à cette problématique dans l’urgence des derniers jours de l’année. L’obligation de nouvelles organisations du travail s’accompagne d’une perte de salaire significative et /ou d’une dégradation des conditions de travail par manque d’effectifs, les nouveaux plannings nécessitent, de fait, plus de personnel. Les nouvelles organisations du travail pour les Infirmiers spécialisés (IADE, IBODE) et Sage Femme se font par généralisation de 12 heures de travail consécutif. Cette banalisation de la procédure dérogatoire, souvent motivée par un manque d’effectif, n’est pas sans poser problème sur la dégradation des conditions de travail (intensification du travail, absence de chevauchement d’équipes, ...). Porteurs des nombreuses sollicitations des collègues et des syndicats CGT des établissements, nous vous demandons une nouvelle fois d’intervenir pour : donner les moyens aux établissements de recruter et former les personnels nécessaires pour que la mise en conformité avec la législation ne se fasse pas au détriment des conditions de travail des personnels, de la sécurité des usagers, des missions de service public. Face à la situation budgétaire très dégradée de nombreux établissements, vos services ont la responsabilité de donner les moyens d’assurer la formation et le recrutement des personnels qualifiés tant nécessaire dans les services. Nous espérons que vous prendrez en compte notre interpellation en répondant aux situations difficiles.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.