Ordre Infirmier Communiqué de presse
Ordre Infirmier…Communiqué de presse
Pour la Fédération Santé, l’UFMICT-CGT a participé à la réunion du 12 janvier 2006 initiée par le Ministre de la Santé sur la «création d’une instance professionnelle infirmière ». Cette réunion fait écho à l’initiative parlementaire du groupe UDF et du député J.L. Préel sur la proposition de loi pour un Ordre Infirmier.
A l’issue de la réunion, nous apprécions positivement le large accord des Organisations syndicales représentatives de salariés (CGT, CFTC, CFDT, FO, SUD) pour le rejet d’une instance ordinale et pour un CSPPM (Conseil Supérieur des Professions Paramédicales) rénové dont le dysfonctionnement est actuellement notoire. Pour l’essentiel, les missions qui pourraient être confiées à un Ordre sont celles du CSPPM ou existe une représentation de la profession pluraliste et avec tous les modes d’exercice. Cette instance doit être rénovée et dotée d’une autonomie de compétence et de fonctionnement
La demande des Infirmières n’est pas celle d’un Ordre professionnel mais celle de l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des carrières et le salaire.
Cela rejoint les fortes aspirations des soignants et plus largement des hospitaliers. Il y a beaucoup d’attente. Le Ministre a annoncé l’ouverture de négociations dans la Fonction Publique Hospitalière le 24 janvier, ce sera l’occasion d’y répondre.
A titre d’exemple, l’Ordre ne saurait être le contre pouvoir souhaité par certains dans des dossiers comme
- la nouvelle gouvernance à l’hôpital consacre le tout médical au détriment de ce qui avait été acquis par la filière soignante depuis 20 ans.
- - la triste affaire des aides opératoire qui met en cause la qualification des IBODES.
- - la panne de la situation conventionnelle, tant sur les tarifs que sur la nomenclature pour les libéraux
- Enfin, un bon indicateur de reconnaissance est le salaire, il est pour une Infirmière qui débute juste au dessus du SMIC.
Nous actons la proposition du Ministre de nommer une personnalité pour conduire une concertation sur un délai court, à l’issue de laquelle il prendrait ses responsabilités. Nous prendrons les nôtres aussi.
Montreuil, le 13 janvier 2006