Vers des emplois vieux ?
Vers des emplois vieux ?
Les partenaires sociaux étaient réunis ce mardi 17 janvier au ministère du travail pour la deuxième réunion du groupe de travail sur le Plan d’action concerté pour l’emploi des seniors. La Cgt a exprimé son mécontentement à l’égard de la méthode gouvernementale.
Alors que se tient une concertation sur la mise au point d’un Plan pour favoriser l’emploi des seniors, le Premier ministre annonce unilatéralement les mesures qu’il retient. Cela est inacceptable.
Les mesures annoncées sont diverses. Certaines peuvent aller dans le bon sens même si elles sont insuffisantes. C’est le cas en matière d’accès à la formation. C’est le cas pour l’amélioration des conditions de travail.
Mais pour l’essentiel le Plan consacrerait la précarisation des salariés âgés. Les seniors n’auraient plus le droit à un véritable emploi. Le CDD renouvelable, réservé dans un premier temps aux chômeurs âgés, risque de devenir la norme d’emploi pour les seniors, comme le souhaite le Medef.
Face à la baisse des retraites engagée par les réformes de 1993 et de 2003, le gouvernement incite au prolongement d’activité pour améliorer des retraites qui diminuent.
Tout est fait pour effacer le repère que constitue l’âge de la retraite. Alors que le chômage continue à être important, le Plan privilégie le cumul emploi-retraite sous plusieurs formes au risque de déstabiliser les conditions d’emplois des autres salariés.
De nouveaux cadeaux sont faits aux entreprises notamment au travers de la suppression progressive de la contribution Delalande qui est pourtant justifiée par le surcoût occasionné à l’Unedic par les licenciements des salariés de plus de 50 ans.
Il n’est enfin pas évoqué la mise en œuvre des départs anticipés pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles alors que la négociation engagée traîne en longueur du fait des atermoiements du Medef.
Précarisation des jeunes, précarisation des seniors, il y a bien une logique dans les choix gouvernementaux.
Il faut une réplique syndicale unitaire. Le 31 janvier est la première occasion pour les salariés d’exprimer leurs exigences.
Les partenaires sociaux étaient réunis ce mardi 17 janvier au ministère du travail pour la deuxième réunion du groupe de travail sur le Plan d’action concerté pour l’emploi des seniors. La Cgt a exprimé son mécontentement à l’égard de la méthode gouvernementale.
Alors que se tient une concertation sur la mise au point d’un Plan pour favoriser l’emploi des seniors, le Premier ministre annonce unilatéralement les mesures qu’il retient. Cela est inacceptable.
Les mesures annoncées sont diverses. Certaines peuvent aller dans le bon sens même si elles sont insuffisantes. C’est le cas en matière d’accès à la formation. C’est le cas pour l’amélioration des conditions de travail.
Mais pour l’essentiel le Plan consacrerait la précarisation des salariés âgés. Les seniors n’auraient plus le droit à un véritable emploi. Le CDD renouvelable, réservé dans un premier temps aux chômeurs âgés, risque de devenir la norme d’emploi pour les seniors, comme le souhaite le Medef.
Face à la baisse des retraites engagée par les réformes de 1993 et de 2003, le gouvernement incite au prolongement d’activité pour améliorer des retraites qui diminuent.
Tout est fait pour effacer le repère que constitue l’âge de la retraite. Alors que le chômage continue à être important, le Plan privilégie le cumul emploi-retraite sous plusieurs formes au risque de déstabiliser les conditions d’emplois des autres salariés.
De nouveaux cadeaux sont faits aux entreprises notamment au travers de la suppression progressive de la contribution Delalande qui est pourtant justifiée par le surcoût occasionné à l’Unedic par les licenciements des salariés de plus de 50 ans.
Il n’est enfin pas évoqué la mise en œuvre des départs anticipés pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles alors que la négociation engagée traîne en longueur du fait des atermoiements du Medef.
Précarisation des jeunes, précarisation des seniors, il y a bien une logique dans les choix gouvernementaux.
Il faut une réplique syndicale unitaire. Le 31 janvier est la première occasion pour les salariés d’exprimer leurs exigences.
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