7 lycéens et 1 étudiant du Vaucluse ont été interpellés

Publié le par jean marc

Ce matin 7 lycéens et  1 étudiant du Vaucluse ont été interpellés par les forces de l’ordre lors d’une initiative « de déménagement  symbolique» qu’ils ont organisés au siège de l’Union Patronale du Vaucluse.

 

 

La direction de l’UDCGT s’est rendue au commissariat St Roch pour les soutenir. Ils ont été libérés vers 13h après avoir été entendu par la police. Déjà les mêmes événements s’étaient produits au siège de l’UMP, un étudiant est d’ailleurs poursuivi.

 

 

Ils seront à nouveau convoqués la semaine prochaine, nous aurons alors besoin de venir les soutenir en rassemblement. L’arrogance de l’action n’a d’égal que l’intransigeance du gouvernement et du patronat. Nous ne pouvons laisser le patronat et l’UMP traiter la jeunesse de cette façon, nous ferons tout pour que les poursuites ne voient pas le jour et ne viennent pas entacher leur, notre juste combat contre le CPE.

 

Sur cet incident, une déclaration unitaire est réalisée (copie ci-après),.

 

L’Union Départementale CGT adresse également une lettre au préfet du Vaucluse, et prend contact avec le « patron des patrons » du Vaucluse.

Déclaration  unitaire

 

des Organisations Syndicales du Vaucluse

 

 

Aujourd’hui mercredi 5 avril 2006 dans la matinée, les forces de l’ordre ont interpellé douze lycéens de différents lycées d’Avignon qui participaient à une action non violente  au siège local du MEDEF, à Agroparc (Montfavet). Ils ont été retenus quelques heures en garde à vue et à 15 heures, tous étaient libérés.

 

 

 Les Unions Syndicales Départementales CGT, CFDT, FO, Solidaires, FSU et UNSA constatent que ces interpellations se sont faites sans violence et soulignent cet aspect positif. Elles réaffirment que les lycéens ne sont pas des délinquants, mais des acteurs d’un mouvement social, et en conséquence ne doivent être inculpés à aucun titre que ce soit. Il semblerait que le MEDEF demande déjà une réparation de plusieurs milliers d’euros pour un préjudice mineur : aucune dégradation ou destruction n’a été constatée ; les lycéens se sont contenté de « déménager » pacifiquement quelques meubles de bureau. Cela ne vaut certes pas des milliers d’euros, et le MEDEF, qui ne manque pas d’argent, cherche à punir financièrement, à déstabiliser ceux qui manifestent depuis de nombreuses semaines leur opposition au CPE de manière pacifique.

 

Le climat actuel est déjà très tendu  et  les propos de la présidente du MEDEF n’arrangent rien. Les jeunes lycéens et étudiants s’exposent à leur manière dans ce mouvement majoritaire de refus d’une politique néfaste. Les syndicats mettent en garde les autorités de ce pays : il serait totalement irresponsable de pénaliser les jeunes interpellés car dans le contexte actuel, cela serait une provocation qui exacerberait la colère et rendrait plus fort encore le risque de déraper dans la violence, ce que personne ne souhaite.

Faites circuler cette information SVP

 

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Publié dans cgtchm

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