GREVE DES CHIRURGIENS LIBERAUX

Publié le par jean marc

COMMUNIQUE DE PRESSE GREVE DES CHIRURGIENS LIBERAUX :

LES ASSURES SOCIAUX MIS A CONTRIBUTION POUR FINANCER L’ACTIVITE LIBERALE

Les revendications des chirurgiens libéraux « en grève » depuis le 24 juillet trouvent grâce aux yeux du ministre de la santé et même du président de la république. Les médecins des établissements publics, y compris ceux à diplômes étrangers auraient souhaité le même égard présidentiel. L’accord trouvé le 2 août 2006 entre Xavier BERTRAND et les représentants des médecins libéraux sur les primes d’assurance va coûter 20 millions € en année pleine à la sécurité sociale qui contribue déjà largement à la prise en charge des cotisations sociales des professions médicales libérales.

Cette réponse financière est des plus contestables pour la CGT qui considère qu’il ne revient pas aux assurés sociaux de payer les frais inhérents à l’activité libérale, alors que l’hôpital public subit des contraintes budgétaires particulièrement drastiques. La Fédération Hospitalière de France estime qu’il manque 1,2 à 1,5 milliard € pour faire face aux missions de service public des établissements hospitaliers, la canicule illustre malheureusement les insuffisances des moyens.

Certes les prix exponentiels des primes d’assurances, à la charge de l’activité libérale. doivent trouver une réponse, mais aussi questionner sur l’attitude des groupes d’assurance à pratiquer des tarifs sans limite. Au de là de cette question d’assurance, et sa scandaleuse réponse de financement socialisé, les médecins libéraux exigent des revalorisations de leurs honoraires. Ils réclament l’application immédiate de l’accord d’août 2004 signé avec l’ancien ministre de la santé DOUSTE-BLAZY. Cet accord prévoyait une augmentation de 25% de leurs tarifs, ainsi que la mise en place d’un nouveau dispositif conventionnel visant à leur donner plus de latitude dans la pratique des dépassements d’honoraires restant à la charge des assurés sociaux. Si le gouvernement donne suite à ces revendications, elles viendront encore grever le déficit de l’assurance maladie.

Pour la CGT l’ensemble de ces mesures est de nature à continuer de creuser le fossé qui existe sur l’accès aux soins et pérennise une médecine à deux vitesses, créant de plus en plus d’exclus de la santé. La CGT réaffirme la nécessité d’un débat pour décider démocratiquement des choix sur la question de la politique sanitaire, et de l’encadrement de l’activité libérale. Fait à Montreuil, le 4 août 2006

Publicité

Publié dans cgtchm

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article