PSYCHIATRIE : un bon diagnostic pour un bon traitement
Site internet : www.cgt.fr/santeas e-mail : santeas@cgt.fr
Fédér at i o n d e l a S a n t é e t d e l ’A c t i o n S o c i a l e
PSYCHIATRIE : un bon diagnostic pour un bon traitement
Les faits sont têtus ! Après avoir fait la Une, suite à l’horrible assassinat de nos
collègues par un ancien patient, la Psychiatrie dévoile à nouveau ses limites : cette fois,
c’est la prise en charge des détenus souffrants de pathologies mentales qui défaille !
C’est la partie visible de l’iceberg qui, une nouvelle fois, mobilise les pouvoirs publics !
Sans nier le problème de sécurité, attention à ne pas déprofessionnaliser la prise
en charge des « malades difficiles » et bâtir des mûrs entre les citoyens.
La Psychiatrie est sinistrée tant en capacité de prise en charge qu’en qualité ! La
file active augmente de 5% par an (62 % entre 1989 et 2000). (* NDLR voir chiffres CHMontfavet)
La capacité en lits a baissé de 49% dans la même période.
Rappelons que les dotations budgétaires en 2005 sont, comme pour tous les
hôpitaux, sous le signe des restrictions ! (NDLR: -800000€ au CHM!)
La politique de secteur, les alternatives à l’hospitalisation, la prévention sont en
souffrance professionnelle et budgétaire.
La formation a été réformée en 1992 supprimant le diplôme spécifique d’infirmier
de secteur psychiatrique. 1.500 postes de psychiatres sont vacants et combien de
postes d’infirmières et autres catégories ?
Nous ne le savons pas !
La CGT revendique des négociations pour un Plan Urgence pour la Psychiatrie dont un volet Emploi –
Formation.
L’état de santé mentale de la population n’est pas très bon, surtout les plus
démunis, les détenus et les exclus ! Notre système de santé ne fait plus face à des
besoins grandissants de prise en charge en psychiatrie, en santé mentale.
Le plan Santé Mentale du Gouvernement ne peut être à prendre ou à laisser ! Un
tel problème de société mérite un grand débat national, des concertations, des
négociations, des moyens budgétaires, une loi d’orientation et de programmation en
Psychiatrie.
Fait à Montreuil,
Le 10 Août 2005.
*Au centre hospitalier de Montfavet 
1986: 1043 lits de "malades ordinaires"
2004: 380 lits de malades ordinaires et 50 sur le secteur
1993: File acticve: 10282 dont 7192 patients suivis excusivement en ambulatoire
2004: 21531 dont 17354 patients suivis excusivement en ambulatoire