PROJET D’ETABLISSEMENT :
PROJET D’ETABLISSEMENT :
C’est de l’avenir de notre service public,
des emplois, des qualifications, et des soins
dont il est question.
Prenons la parole !
JEUDI 18 SEPTEMBRE 2008
De 13h à 15h / BUREAU DES ENTREES
Un conseil d’administration est convoqué le 24 septembre pour se prononcer sur un nouveau projet d’établissement tout comme le CTE (Le 23/09), la CME(Le 24/09) et la Commission des soins (?).
Bon nombre de collègue nous font part de leurs inquiétudes sur ce projet…D’autres, nous font part de l’absence d’information claire sur ce qui s’échafaude….
La commission exécutive de la CGT, réunie mardi 2 septembre, s’inquiète de la précipitation avec laquelle ce projet est soumis aux instances et a décidé de vous inviter pour vous faire part de quelques éléments et surtout de venir en débattre tous ensemble.
Décembre 2006, le conseil d’administration du CHM votait la mise en pôle de l’établissement…Le coup d’envoi du processus de restructuration était donné cédant à une logique de territoire en lieu et place à une logique de secteur sur fond de réforme « Hôpital 2007 ». Ainsi, le CHM, à l’image de ce qui se fait pour d’autres entreprises, entreprenait sa restructuration et sa recomposition…Très vite, les fermetures de structures (Liliane Jean, le Trianon, l’espéranto et les 18 lits d’hospitalisation du Domaine Saint-Pierre) étaient imposées…Idem pour un re-découpage des secteurs …Tout cela sans grande transparence et sans concertation…
Puis, vint le temps de l’Intérim pour notre Direction et d’une feuille de route pour l’hôpital :
Ré-écriture de notre projet d’établissement et en particulier du projet médical pour satisfaire notre tutelle et être conforme aux ratios, à la moyenne et à la norme.
Sur fond de réduction des moyens pour l’hôpital (9 postes supprimés + problème de recrutement infirmiers et postes vacants), le processus est engagé par la direction et le conseil exécutif…
Chaque pôle re-écrit son projet. Si pour certains cela s’inscrit dans le prolongement de ce qui a été engagé, pour d’autres la ré-écriture apparaît plus compliquée tant les découpages modifient la donne et l’organisation des soins par rapport aux nouveaux territoires couverts et à la population desservie. L’exemple du secteur 2 et du secteur 7 est à ce sujet assez éloquent, mais aussi celui du 4 et du 27…
L’équation était donc posée mais le résultat n’est il pas écrit à l’avance avec des moyens sans cesse revus à la baisse ? Comment faire autant avec moins ? Mais pour résoudre cela, il fallait aller vite, très vite même et l’échéance du 24 septembre était annoncée. C’est ainsi que le Directeur mobilise tout l’été ses services et les services…Un point positif est à noter, répondant enfin à la demande de la CGT, des représentants élus au CTE par les personnels non médicaux ont été tenu informé par le Directeur de l’avancée des travaux pendant l’été à travers pas moins de 10 réunions !
Pour la direction, et en résumé, cette mise à plat doit donc passer par des « harmonisations » et des « rationalisations »: En intra avec des unités de soins modélisées de 20 lits et en extra par un nombre de structures de base pour chaque pôle. Ce qui induit des regroupements et des fermetures...De plus, l’hospitalisation court séjour des personnes âgées et la prise en charge de patients chroniques (50 lits + les romarins ?) deviendraient des activités transversales comme l’on dit aujourd’hui. De 22 unités, on passerait donc à 19 unités à terme pour la psychiatrie générale adulte….Il n’y aurait pas de baisse de la capacité…Et pour la pédopsychiatrie ? Rien n’est ficelé, si ce n’est que la direction pointe la disparité entre les deux pôles et qu’elle souligne le fait que les moyens sont supérieurs à la norme. Voire que les projets sont loin d’être aboutis…
Autre aspect et non des moindres est le programme d’investissement. Outre des opérations lourdes tels que les projets de re-localisation d’unités sur Carpentras et sur Orange par exemple, un plan de réhabilitation des unités est proposé (pour les porter à 20 lits). Le chiffre annoncé par la direction est de 42 millions d’Euros. Si une petite partie pourra être financée par l’ARH (Carpentras), une autre par l’hôpital avec ses moyens, le directeur annonce qu’une partie devra l’être en diminuant le groupe 1 (personnels) pour alimenter le groupe 4 (amortissements et charges financières)…Et pardi ! Mais c’est bien sur !
Côté effectifs, là c’est loin d’être clair du fait d’une précipitation estivale, doit on répartir en fonction de la population desservie ou bien en fonction du nombre de structures ?…C’est le deuxième critère qui est retenu laissant présager des iniquités dans les dotations en espérant que l’on évite les critères à géométrie variable…Ce qui est certain c’est que l’enveloppe des moyens à répartir ne sera pas à la hauteur de l’existant étant donné que ce projet d’établissement programme la suppression d’au moins 20 emplois pour financer le plan pluriannuel d’investissement.
Il est à noter par ailleurs, que la direction envisage d’accélérer la déqualification des équipes avec le recrutement d’aides soignant(e)s sur des postes infirmier(e)s…Les gestionnaires s’en frottent les mains financièrement bien sûr et comptent déjà les « économies » réalisées.
Ainsi il y a de fortes probabilités que les projets des services se heurtent au manque de moyens pour les conduire.
Il faut dire enfin que tous les autres secteurs ou services sont concernés : Hormis les UMD et le secteur social ou médico-social (Mais comment pourrait-on encore réduire les moyens à la MAS ?), les inquiétudes se font jour pour les services logistiques et techniques. Pour ces derniers les logiques libérales vont continuer à s’appliquer frontalement et n’hésitons pas à être clair : seules les activités rentables subsisteront !
Nous le voyons, il ne s’agit pas de simples adaptations du projet d’établissement mais bien d’un vaste plan de restructuration à tous les niveaux qui va refaçonner l’hôpital, ses pratiques de soins, ses missions de Service public pour les années à venir. Rationalisation, restructurations, productivité, redéploiements seront les maîtres mots du projet pour être dans les normes régionales….Mais tout cela sans garantie au niveau des moyens et au vu des politiques en matière d’assurance maladie où l’hôpital public est particulièrement ciblé.
Certes, vu les évolutions, une mise à plat s’imposait mais elle s’imposait surtout au regard des problèmes récurrents auxquels nous sommes confrontés pour pouvoir soigner correctement.
Ce projet d’établissement répond-il à cette exigence ? C’est la question que nous posons et chaque agent doit pouvoir avant le vote par les instances dire ce qu’il en pense.
C’est ainsi que le syndicat CGT demande la réunion de chaque conseil de pôle et vous invite à participer massivement à une réunion d’information et d’échanges sur le projet d’établissement le :
JEUDI 18 SEPTEMBRE à 13h15, Salle au dessus du bureau des entrées
Chacun de nous est concerné, il s’agit bien de l’avenir de notre service public, des emplois, des qualifications et des soins dont il est question.
Quoiqu’il en soit et plus que jamais en cette rentrée, dans chaque service, UF, pôle…Dans toutes les catégories…Il y a tout intérêt à se rassembler et à débattre des conditions à créer pour faire entendre toutes nos revendications en matière de Salaires, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale, de service public…
Pour la CGT l’action doit être au cœur des débats !